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Tester son eau : ce que disent vraiment le pH, le TH et le TDS

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À COMPLÉTER : identifiant de la vidéo YouTube « Tester son eau : ce que disent vraiment le pH, le TH et le TDS ».

En bref : les tests rapides (bandelettes, stylo TDS) mesurent le pH, la dureté (TH) ou les sels dissous (TDS). Ils disent si votre eau est calcaire, pas si elle contient des pesticides, des PFAS ou du plomb. Pour cela, il faut d’abord consulter les analyses officielles de votre commune.

Que mesurent les tests d’eau vendus au grand public ?

Le TH (dureté) : une question de calcaire, pas de santé

Le TH (titre hydrotimétrique) mesure la teneur en calcium et en magnésium de l’eau, en degrés français (°f). L’ARS range le calcaire parmi les paramètres sans incidence directe sur la santé. La réglementation ne fixe d’ailleurs aucune valeur pour la dureté : elle demande seulement que l’eau soit « à l’équilibre calcocarbonique ou légèrement incrustante ».

Sources : ARS Pays de la Loire, eau destinée à la consommation humaine ; arrêté du 11 janvier 2007, annexe I.

Le TH est surtout utile pour l’entretien de vos appareils : plus l’eau est dure, plus elle entartre la bouilloire et le chauffe-eau.

Ce que le TH ne dit pas Un adoucisseur protège vos appareils du calcaire. Il ne retire ni les pesticides, ni les PFAS, ni les nitrates : ce sont deux sujets différents.

Le TDS : utile pour surveiller un filtre, trompeur pour juger une eau

Le TDS (total des solides dissous) est estimé à partir de la conductivité. La réglementation française ne fixe pas de seuil pour le TDS ; elle donne une référence de qualité pour la conductivité : entre 200 et 1 100 µS/cm à 25 °C.

Source : arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux, annexe I.

Un TDS bas ne veut pas dire « eau pure », et un TDS élevé ne veut pas dire « eau polluée » : le stylo ne distingue pas les minéraux d’un pesticide. Son vrai intérêt est de comparer avant et après un filtre : si le TDS en sortie d’un osmoseur remonte nettement, la membrane est probablement à changer.

Le pH : un repère de corrosion, pas un label de pureté

Pour l’eau du robinet, la réglementation fixe une référence de qualité de pH comprise entre 6,5 et 9, avec une exigence : l’eau ne doit pas être agressive.

Source : arrêté du 11 janvier 2007, annexe I.

Une eau agressive, en général une eau douce (dureté inférieure à 10 °f), favorise la présence de plomb dans l’eau si des canalisations en plomb sont présentes. À l’inverse, une eau dure (au-delà de 25 °f) forme une pellicule de tartre qui peut limiter ce passage.

Source : ARS Grand Est, eau du robinet.

Mais un pH « normal » ne garantit en rien l’absence de polluants : pesticides, PFAS ou nitrates ne se voient pas sur ce test.

Ce que ces tests ne voient pas

Substance Visible avec pH, TH ou TDS ? Comment la connaître
Pesticides Non Analyses officielles de votre commune
PFAS Non Analyses officielles, ou laboratoire spécialisé
Nitrates Non (kit dédié possible) Analyses officielles, kit nitrates
Plomb Non Kit plomb ou laboratoire, au robinet
Bactéries Non Laboratoire agréé
Résidus de médicaments Non Laboratoire spécialisé

Pour repère, la réglementation fixe une limite de qualité de 50 mg/L pour les nitrates, et une limite pour le plomb qui passe progressivement de 10 à 5 µg/L d’ici 2036.

Source : arrêté du 11 janvier 2007, annexe I.

Les 3 étapes pour vraiment connaître son eau

  1. Consulter les analyses officielles de votre commune. Elles sont publiques et gratuites, sur le site du ministère de la Santé (rubrique qualité de l’eau du robinet) ou auprès de l’ARS de votre région.
  2. Regarder une carte de synthèse. La carte Dans mon eau, éditée par Générations Futures et Data For Good, présente ces données officielles pour cinq familles de polluants, dont les pesticides, les nitrates et les PFAS. Elle n’inclut ni les résidus de médicaments ni la qualité microbiologique.
  3. Utiliser les tests rapides pour ce qu’ils savent faire : suivre une variation dans le temps, vérifier un filtre avant et après, ou mesurer la dureté avant d’acheter un adoucisseur.
Notre conseil Choisissez un filtre seulement après l'étape 1 : c'est elle qui vous dit quoi filtrer. Ensuite, vérifiez que le filtre est certifié pour ces substances précises.

À COMPLÉTER : lien vers le futur guide « Certifications NSF » et vers les comparatifs (maillage interne), quand ils seront publiés.

Le guide PDF complet, gratuit

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